A VENIR

   

Le Cas Blanche Neige

ou comment le savoir vient aux jeunes filles

de Howard Barker

 

Les 29 et 30 juin, 1er et 10 juillet 2021 à 20h30, le 11 juillet à 16h

au 100ecs, 100 rue de Charenton à Paris

Le cas Blanche Neige est une nouvelle lecture du conte des frères Grimm
Blanche Neige est à l’âge de devenir femme. Elle a pour modèle sa belle-mère la Reine. Celle-ci dégage une féminité qui soumet tous les hommes à une irrésistible attraction tout en tardant à donner une descendance à la royauté.
C’est au tour de la jeune femme d’assumer son émancipation et de découvrir le pouvoir que lui confère l’éclosion de cette nouvelle condition.
Mais le défi à l’ordre établi est périlleux.
Le retour de bâton ne tardera pas à se faire sentir et rappellera le prix à payer pour cette liberté…
Howard Barker a construit son œuvre en remontant le fil des événements depuis les derniers mots du conte des frères Grimm : «La méchante marâtre de Blanche-Neige fut elle-aussi conviée au festin. Mais on avait déjà mis sur le feu des pantoufles de fer que l'on apporta avec des tenailles et déposa devant elle. Puis on la força à chausser ces souliers rougeoyants, et à danser jusqu'à tomber raide morte.»
Il prend le contrepied de la fable enfantine pour mettre en scène l’extrême cruauté réservée à la femme qui s’exonère de ses « devoirs ».
Dans cette pièce, s’entrechoquent une féminité pleinement émancipée et l’ordre ancestral où règne en maître le masculin.
L’humour surgit de la confrontation entre une réalité transgressive et la féérie vainement promise par le conte de fée.
L’idéalisation du passage à l’âge adulte, objet de toutes les projections, fera les frais de la tranchante lucidité d’une Blanche neige désormais femme.

EVENEMENT

« La mouette»

L’acteur ludique dans l’œuvre dramatique d’Anton Tchekhov

Les 3, 4 et 5 juin 2021 au 100ecs, 100 rue de Charenton à Paris
 

Stage de pratique théâtrale ouvert à tous dirigé par Christophe Collin.

L’écriture d’Anton Tchekhov nous plonge dans le jeu des désirs d’émancipation, corsetés dans le décor d’une société étroite, condamnée à se perpétuer malgré un inéluctable délitement. Elle engage l’acteur dans un théâtre des passions où les idéaux et les nécessités conduisent au drame. Elle le place devant cette question de faire émerger une puissance irrésistible en donnant accès aux multiples méandres de la nature humaine.
Par un travail d’improvisation, d’exercices et de traversées d’extraits de l’œuvre, nous expérimenterons cette position singulière de l’acteur. Nous nous intéresserons à la manière dont l’acteur fait exister simultanément un texte, porteur de la charge dramatique, et un être, objet des rapports ludiques de tout ce qui est en jeu sur le plateau. C’est dans cette ouverture que l’acteur est à la fois créé et créateur, que se révèle la force poétique de cette expérience.
Participation aux frais : 100€
Inscriptions/informations : lesinspirines@yahoo.fr - 06 12 30 57 55

EVENEMENT

   

Samuel Beckett, l’innommable

 

La trépidante expérience d’une écriture créatrice

Au 100ecs

c'était les 9, 10 et 17 octobre 2020 au 100ecs, 100 rue de Charenton à Paris

Stoppé en plein élan le 12 mars dernier, le 100ecs reprogramme cette singulière découverte de l’œuvre de Samuel Beckett à travers le spectacle « L’innommable » et la possibilité d'expérimenter l'écriture théâtrale de cet auteur au cours du stage "L'absurde, ce mouvement créateur"

L'innommable, œuvre écrite en français à la fin des années 1940, est un roman fondateur qui pose les bases de ce que seront son écriture et son univers, avec dans les années suivantes, ses trois principales œuvres théâtrales « En attendant Godot », « Fin de partie » et « Oh les beaux jours ».

Samuel Beckett a ouvert une voie qui place le lecteur, l’acteur ou le spectateur, dans une position inédite, celle de l’écriture. Dans un renoncement à toute représentation, à tout développement psychologique, il permet aux mots, surgissant dans leur instant, d’être les auteurs de ceux qui suivront.

Cette inspiration de l’écriture-même s’empare de celui qui s’y frotte.

L’acteur qui lui prête voix devient  le jouet des mouvements qu’elle dessine, l’endroit où des rapports impromptus s’engagent. Voilà que vivre et écrire deviennent une seule et même expérience.

Et cette « vie-écriture » offre une perspective nouvelle. Les mots n’ont peur de rien. Ils disent. Et ils placent l’acteur, le lecteur, le spectateur dans une liberté grisante, un désir qui ne cherche nul objet, nulle solution, sinon celui d’y revenir. Ils proposent l’expérience du créateur.

C’est avec ce phénomène que Jacques Fontaine et Christophe Collin travaillent depuis 5 ans autour de l’œuvre de Samuel Beckett. Largement méconnue en France en dehors du fameux En attendant Godot, ils ont choisi comme principaux terrains d’exploration des nouvelles et romans écrits en français, qui sortent du répertoire théâtral : Premier Amour et L’innommable.

L’incroyable rencontre avec le public qu’a permis la tournée du spectacle Premier Amour depuis 2016 et la perception que l’œuvre de Samuel Beckett est encore largement à (faire) découvrir sont à l’origine de cette obstination.

C’est en 1949 que Samuel Beckett écrit L’innommable. Troisième volet du tryptique formé avec Molloy et Malone Meurt, ce roman est le premier qui s’écarte radicalement de toute narration. L’acteur principal est la langue qui met à jour la condition humaine par des coups de boutoir, des embardées, des questionnements qui soulignent l’insaisissabilité de la vie.

La singularité de cette œuvre n’a pas échappé à Theodor Adorno : « Je crois que ses romans dépassent ses pièces en signification, surtout l'Innommable, que je viens de lire avec un intérêt véritablement fébrile (…)" (Extrait d’une lettre au poète Werner Kraft). Il y voyait « une métaphysique, expérience d’un état au delà de la mort et de la vie » (cf. Notes sur la littérature). Pour lui « l'histoire du roman est celle de l'apparition toujours plus dépouillée du temps ».

Avec L’Innommable, nous nous aventurons un pas plus loin que Premier Amour dans ce phénomène irrésistible du jeu de la langue avec elle-même. Samuel Beckett propose une expérience aussi décapante que joyeuse du langage. Cet homme qui parle devient le véhicule d’un rapport direct avec le monde qui vient. Celui qui entoure comme celui qui habite le lecteur-spectateur. Emporté par ce mouvement, dépossédé de toute nécessité de justifier ou d’expliquer, le lecteur-spectateur découvre dans l’espace vide ainsi ouvert une énergie créatrice qui lui appartient en propre.

EVENEMENT

L'absurde, ce mouvement créateur

Les 21, 22 et 23 mars au 100ecs, 100 rue de Charenton à Paris

 
Stage de pratique théâtrale ouvert à tous dirigé par Christophe Collin.
Par l’improvisation et le contact avec les textes de Samuel Beckett, et plus particulièrement les trois œuvres théâtrales « En attendant Godot », « Fin de partie » et « Oh les beaux jours », nous proposons une expérience ludique et charnelle de cette écriture. Les 21 et 22 mars de 10h à 18h. Le 23 mars, le stage est ouvert au public à 20h pour assister au travail sur cette écriture et pour échanger avec les stagiaires autour de l’écriture de Samuel Beckett. Participation aux frais : 100€ Inscriptions/informations : lesinspirines@yahoo.fr - 06 12 30 57 55

EVENEMENT

L'acteur dans le tourbillon des passions 

à partir de Platonov d’Anton Tchekhov

 21 - 24 août 2020 à 19h à L'Aubergerie - La Ferrière (Isère)

  En l’espace de quatre jours, douze comédiens ont exploré l’art de l’acteur à travers improvisations, exploration d’une écriture dramatique et expérience d’une création collective présentée en public.   Un hypothèse : le jeu l’acteur est le fruit  des rapports engagés sur le plateau. L’acteur est cette matière organique en prise avec l’attraction, la répulsion, la peur, la joie qu’engage la situation où il se place. Celle-ci est autant alimentée par ce qui arrive depuis l’extérieur que par ce qui surgit à l’intérieur de lui-même : sensations, inspirations, imagination...   Platonov*, première œuvre d’Anton Tchekhov, plonge les acteurs dans une expérience charnelle étourdissante, dans le contraste d’une société russe s’approchant du précipice dans un ennui mortel et la fougue d’un désir d’émancipation s’égarant dans le jeu des pulsions humaines. L’Aubergerie** et son cadre exceptionnel seront pour quelques jours la « datcha »  d’Anna Petrovna.  

Ce fou de Platonov – 24 août 2020 (première partie)

Ce fou de Platonov – 24 août 2020 (deuxième partie)

EVENEMENT

L'instant Samuel Beckett

 du 9 au 16 avril 2019

au 100ecs, 100 rue de Charenton à Paris

En l’espace d'une semaine, une plongée dans la force créatrice de l'écriture de Samuel Beckett avec trois événements :

Le 9 avril à 19h30

Premier Amour de Samuel Beckett

avec Christophe Collin, mise en scène Jacques Fontaine

 

En tournée depuis 2016, cette œuvre qui met en scène un homme en prise avec sa découverte de l’amour, est un des premiers textes écrit en français en 1945.  Partant de ce banal prétexte, l’écriture s’émancipe et guide le spectateur dans une autre expérience du présent, dans un rapport inédit avec les petites choses de la vie.

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Réservation : 01 46 28 80 94 ou ici

 

Le 12 avril à 19h30

L'innommable, rencontre autour de l'oeuvre  de Samuel Beckett

avec Christophe Collin et Jacques Fontaine

Cette soirée est dédiée à la force de l'écriture de Samuel Beckett. A partir de rien, si ce n'est des mots, l'auteur invite le lecteur, le spectateur à visiter sa propre inspiration, à se relier à son infinie capacité de réjouissance.

Sept extraits du roman sont données par Christophe Collin

Ils sont suivis par un échange avec les artistes et le public autour de cette expérience

Réservation : 01 46 28 80 94 ou ici

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Les 13, 14 et 16 avril

Stage de théâtre "Soubresauts"

dirigé par Christophe Collin

A travers exercices, improvisations et exploration de l'oeuvre Soubresauts, les stagiaires ont fait l'expérience de la force créatrice de l'écriture de Samuel Beckett

Les 13 et 14 avril de 10h à 18h, le 16 avril de 18h à 22h

Le public a pu assister au travail le 16 avril à 20h

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Du 20 janvier au 31 mai 2018 à la Comédie Saint-Michel à Paris

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Après le succès de sa création parisienne, cette oeuvre de jeunesse d'Eugène Ionesco était de retour sur les planches...

Jacques a un destin : être un bon fils. Et cela ne se refuse pas. C’est l’honneur même de la famille qui est en jeu ! Alors, quand l’heure du mariage est arrivée, rien n’est de trop pour remettre la brebis égarée sur de bons rails…

Cette oeuvre fait dérayer le théâtre de boulevard et avec lui toutes les certitudes d’un monde bourgeois qui n’a qu’un but : se reproduire.

“Le comique n’est bon que s’il est gros ; j’espère qu’il l’est. Et le comique n’est comique que s’il est un peu effrayant. Le mien l’est-il ?” EUGÈNE IONESCO

  AVEC EDOUARD BIOY, SANTIAGO BORDILS, MARIA CALAMELA, MANON CHAIGNEAU, MARIE-LAURE COTTARD, LUCILLA DE COLA, CATHERINE DESTRITEAUX, BERTRAND FESTAS & SERGE SCHIRO