EVENEMENT

   

Samuel Beckett, l’innommable

 

La trépidante expérience d’une écriture créatrice

Au 100ecs

Les 7, 12, 13, 19, 20 et 26 mars à 20h30 : L’innommable

Les 27 et 28 mars à 20h30 : Premier Amour

Réservations : cliquez ici

Le 100ecs propose une singulière découverte de l’œuvre de Samuel Beckett à travers deux spectacles « L’innommable » et « Premier Amour ».

Ces deux œuvres écrites en français dans les années 1940 posent les bases de ce que seront son écriture et son univers, avec dans les années suivantes, ses trois principales œuvres théâtrales « En attendant Godot », « Fin de partie » et « Oh les beaux jours ».
Samuel Beckett a ouvert une voie qui place le lecteur, l’acteur ou le spectateur, dans une position inédite, celle de l’écriture. Dans un renoncement à toute représentation, à tout développement psychologique, il permet aux mots, surgissant dans leur instant, d’être les auteurs de ceux qui suivront.
Cette inspiration de l’écriture-même s’empare de celui qui s’y frotte.
L’acteur qui lui prête voix devient  le jouet des mouvements qu’elle dessine, l’endroit où des rapports impromptus s’engagent. Voilà que vivre et écrire deviennent une seule et même expérience.
Et cette « vie-écriture » offre une perspective nouvelle. Les mots n’ont peur de rien. Ils disent. Et ils placent l’acteur, le lecteur, le spectateur dans une liberté grisante, un désir qui ne cherche nul objet, nulle solution, sinon celui d’y revenir. Ils proposent l’expérience du créateur.  
C’est avec ce phénomène que Jacques Fontaine et Christophe Collin travaillent depuis 5 ans autour de l’œuvre de Samuel Beckett. Largement méconnue en France en dehors du fameux En attendant Godot, ils ont choisi comme principaux terrains d’exploration des nouvelles et romans écrits en français, qui sortent du répertoire théâtral : Premier Amour et L’innommable.
L’incroyable rencontre avec le public qu’a permis la tournée du spectacle Premier Amour depuis 2016 et la perception que l’œuvre de Samuel Beckett est encore largement à (faire) découvrir sont à l’origine de cette obstination.  

Entre le 7 et le 28 mars 2020, trois rendez-vous sont proposés.

Ils mêlent plusieurs expériences : dans la position du spectateur pour Premier amour ou des extraits de L’innommable, dans la position de l’expérimentateur au cours du stage de pratique théâtral « L’absurde, ce mouvement créateur » et enfin tout simplement dans celle du curieux au cours de moments d’échanges qui permettront aux participants comme aux artistes de partager leurs perceptions à l’issue des spectacles.   Le travail de l’artiste peintre Claire Chaigneau sur l’œuvre de Samuel Beckett réalisé au moment de la création de Premier Amour sera également exposé lors ces rendez-vous.

Premier Amour  de Samuel Beckett, avec Christophe Collin

Un homme est seul dans un endroit désert et familier. Il se remémore son histoire. Il y a cette chose qui lui est arrivée. L’amour. À moins que ce ne soit l’humour. Les deux, peut-être. Il y a surtout ce voyage dans les petites choses de la vie et cette expérience vertigineuse d’être là, tout simplement.   En tournée depuis 2016, cette œuvre met en scène un homme en prise avec sa découverte de l’amour.  Partant de ce banal prétexte, l’écriture s’émancipe et guide le spectateur dans une autre expérience du présent, dans un rapport inédit avec les petites choses de la vie.    

L’innommable, extraits du roman de Samuel Beckett, avec Christophe Collin

  C’est en 1949 que Samuel Beckett écrit L’innommable. Troisième volet du tryptique formé avec Molloy et Malone Meurt, ce roman est le premier qui s’écarte radicalement de toute narration. L’acteur principal est la langue qui met à jour la condition humaine par des coups de boutoir, des embardées, des questionnements qui soulignent l’insaisissabilité de la vie. La singularité de cette œuvre n’a pas échappé à Theodor Adorno : « Je crois que ses romans dépassent ses pièces en signification, surtout l'Innommable, que je viens de lire avec un intérêt véritablement fébrile (…)" (Extrait d’une lettre au poète Werner Kraft). Il y voyait « une métaphysique, expérience d’un état au delà de la mort et de la vie » (cf. Notes sur la littérature). Pour lui « l'histoire du roman est celle de l'apparition toujours plus dépouillée du temps ». Avec L’Innommable, nous nous aventurons un pas plus loin que Premier Amour dans ce phénomène irrésistible du jeu de la langue avec elle-même. Samuel Beckett propose une expérience aussi décapante que joyeuse du langage. Cet homme qui parle devient le véhicule d’un rapport direct avec le monde qui vient. Celui qui entoure comme celui qui habite le lecteur-spectateur. Emporté par ce mouvement, dépossédé de toute nécessité de justifier ou d’expliquer, le lecteur-spectateur découvre dans l’espace vide ainsi ouvert une énergie créatrice qui lui appartient en propre.

L'absurde, ce mouvement créateur, stage de pratique théâtrale dirigée par Christophe Collin

(voir ci-dessous)

EVENEMENT

L'absurde, ce mouvement créateur

Les 21, 22 et 23 mars au 100ecs, 100 rue de Charenton à Paris

 
Stage de pratique théâtrale ouvert à tous dirigé par Christophe Collin.
Par l’improvisation et le contact avec les textes de Samuel Beckett, et plus particulièrement les trois œuvres théâtrales « En attendant Godot », « Fin de partie » et « Oh les beaux jours », nous proposons une expérience ludique et charnelle de cette écriture. Les 21 et 22 mars de 10h à 18h. Le 23 mars, le stage est ouvert au public à 20h pour assister au travail sur cette écriture et pour échanger avec les stagiaires autour de l’écriture de Samuel Beckett. Participation aux frais : 100€ Inscriptions/informations : lesinspirines@yahoo.fr - 06 12 30 57 55

L'absurdité, ou l'expérience de la plus sûre boussole....

Samuel Beckett ou Eugène Ionesco ont créé le théâtre moderne en affranchissant leurs oeuvres de la narration.
Confier au langage le soin de conduire les destinées humaines, c'est à la fois puiser à ce qui fait source chez l'Homme et ouvrir le jeu à l'inédit.
Voilà ce qui inspire notre travail depuis quelques temps, et pour quelques temps encore...

EVENEMENT

L'instant Samuel Beckett

 du 9 au 16 avril 2019

au 100ecs, 100 rue de Charenton à Paris

En l’espace d'une semaine, une plongée dans la force créatrice de l'écriture de Samuel Beckett avec trois événements :

Le 9 avril à 19h30

Premier Amour de Samuel Beckett

avec Christophe Collin, mise en scène Jacques Fontaine

 

En tournée depuis 2016, cette œuvre qui met en scène un homme en prise avec sa découverte de l’amour, est un des premiers textes écrit en français en 1945.  Partant de ce banal prétexte, l’écriture s’émancipe et guide le spectateur dans une autre expérience du présent, dans un rapport inédit avec les petites choses de la vie.

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Réservation : 01 46 28 80 94 ou ici

 

Le 12 avril à 19h30

L'innommable, rencontre autour de l'oeuvre  de Samuel Beckett

avec Christophe Collin et Jacques Fontaine

Cette soirée est dédiée à la force de l'écriture de Samuel Beckett. A partir de rien, si ce n'est des mots, l'auteur invite le lecteur, le spectateur à visiter sa propre inspiration, à se relier à son infinie capacité de réjouissance.

Sept extraits du roman sont données par Christophe Collin

Ils sont suivis par un échange avec les artistes et le public autour de cette expérience

Réservation : 01 46 28 80 94 ou ici

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Les 13, 14 et 16 avril

Stage de théâtre "Soubresauts"

dirigé par Christophe Collin

A travers exercices, improvisations et exploration de l'oeuvre Soubresauts, les stagiaires ont fait l'expérience de la force créatrice de l'écriture de Samuel Beckett

Les 13 et 14 avril de 10h à 18h, le 16 avril de 18h à 22h

Le public a pu assister au travail le 16 avril à 20h

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Du 20 janvier au 31 mai 2018 à la Comédie Saint-Michel à Paris

.... en savoir plus 

Après le succès de sa création parisienne, cette oeuvre de jeunesse d'Eugène Ionesco était de retour sur les planches...

Jacques a un destin : être un bon fils. Et cela ne se refuse pas. C’est l’honneur même de la famille qui est en jeu ! Alors, quand l’heure du mariage est arrivée, rien n’est de trop pour remettre la brebis égarée sur de bons rails…

Cette oeuvre fait dérayer le théâtre de boulevard et avec lui toutes les certitudes d’un monde bourgeois qui n’a qu’un but : se reproduire.

“Le comique n’est bon que s’il est gros ; j’espère qu’il l’est. Et le comique n’est comique que s’il est un peu effrayant. Le mien l’est-il ?” EUGÈNE IONESCO

  AVEC EDOUARD BIOY, SANTIAGO BORDILS, MARIA CALAMELA, MANON CHAIGNEAU, MARIE-LAURE COTTARD, LUCILLA DE COLA, CATHERINE DESTRITEAUX, BERTRAND FESTAS & SERGE SCHIRO

SAISONS PRECEDENTES

GEORG BÜCHNER À L'HONNEUR
Étoile filante de la littérature allemande qui s’éteint à l’âge de 24 ans en 1837, Georg Büchner écrira trois œuvres théâtrales, La mort de Danton, Woyzeck et Léonce et Léna et une nouvelle, Lenz. Elles font de lui l’un des plus importants auteurs du XIXème siècle et un précurseur de la littérature moderne.
Dans un registre d’une étonnante variété, ses œuvres mettent en évidence un système usé jusqu’à la corde, où l’ennui et la préservation des privilèges sont les seuls guides.
La question lancinante est posée et résonne encore aujourd’hui : jusqu’à quand ?

Ce sont deux versants de l’écriture de Georg Büchner qui sont explorés avec LENZ et LÉONCE & LÉNA

LÉONCE & LÉNA - Georg Büchner
Du 12 mars au 11 avril 2015, au Théâtre Clavel, 3 rue Clavel Paris 20ème.
Avec Santiago Bordils, Maria Calamela, Manon Chaigneau, Christophe Collin, Marie-Laure Cottard, Lucilla de Cola, Catherine Destriteaux, Agnès Gervais et Bastien Suteau.
Mise en scène Christophe Collin.
Avec la complicité de Jacques Fontaine.
Tout est parfaitement à sa place au royaume de POPO. Le roi Pierre s’apprête à célébrer les noces du prince Léonce et de la princesse Léna, scellant ainsi un paisible voisinage avec le royaume de PIPI. L’évidence de ce chemin tout tracé semble pour autant échapper à nos jeunes tourtereaux. Léonce n’a d’autre projet que de se soustraire à sa royale destinée. Léna ne peut, elle non plus, souscrire à cet arrangement pour se confier à un inconnu. Quand après de romanesques péripéties, la providence reprendra le gouvernail et remettra l’histoire dans le sens d’une royale et heureuse union, tous les ingrédients d’une comédie légère auront été réunis.
Buchner, sous les habits d’une comédie romantique, nous propose une peinture au vitriol d’une société à bout de souffle dans l’antichambre d’une hypothétique prochaine révolution…
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LENZ - Georg Büchner
Les 17, 18, 19 et 20 décembre 2014 à 20h.
Pour réserver cliquez ici
Au Petit théâtre Naldini, 55 rue Paul Vaillant Couturier - 92300 Levallois Perret.
Accès ICI. Ou métro Pont de Levallois.
Durée : 1h15.
Avec Catherine Destriteaux.
Mise en scène Christophe Collin.
À la fin du XVIIIème siècle dans le massif vosgien, un jeune homme quitte la bonne Société et part en quête de lui-même. Avec le regard de celui qui ouvre les yeux pour la première fois, cette expérience éblouissante, aux frontières de la civilisation, le mènera bien au-delà de toute imagination.
Büchner dessine, dans une langue fulgurante, faite de fragments et de touches successives, un tableau vertigineux et exaltant, une ôde à la toute puissance de la nature et, dans le même temps, une plongée dans les affres de l’être humain.