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SAISON 2016 -2017

Un vœu pour 2017 : Au trop plein émotionnel, opposons le sensible!

À l’heure où la question de faire "œuvre utile" se pose pour beaucoup d’entre-nous, il me paraiît nécessaire d’insister sur la distinction entre l’émotivité et la sensibilité.
La première, nous y sommes ramenés en permanence, via une actualité qui ne nous laisse aucun répit, agite une liste toujours plus longue de menaces qui nous guettent et nous dépassent.
La seconde, cette capacité propre à chacun de se laisser toucher par ce qui arrive, à accepter d’être interpellé par ce qui est différent, comporte ce risque d’ouvrir plus largement le champ des possibles.
La tentation pourrait être de se recroqueviller sous l’effet de l’émotivité.
Le théâtre prend le parti de la sensibilité. Il considère l’être humain dans cette intelligence sensible qui le place sur deux moteurs essentiels : la joie et l’imagination.
Eugène Ionesco, Samuel Beckett, entre autres, ont eu cette force au milieu d’un XXème siècle, lui aussi secoué par de violents troubles, de mettre l’homme face à ses constructions pour lui donner les moyens d’un regard critique… libérateur.
Alors pour dépasser l’émotionnel, donner toute sa place au sensible, que 2017 soit l’occasion de partager encore et toujours la joie et l’imagination !

Christophe Collin

A partir du 13 juin au théâtre Les Déchargeurs, Paris 1er... renseignements et réservations ici

"Oui, je l'aimais, c'est le nom que je donnais, que je donne hélas toujours, à ce que je faisais à cette époque. Je n'avais pas de données là-dessus, n'ayant jamais aimé auparavant, mais j'avais entendu parler de la chose, naturellement, à la maison, à l'école, au bordel, à l'église, et j'avais lu des romans, en prose et en vers, sous la direction de mon tuteur, en anglais, en français, en italien, en allemand, où il en était fortement question."
Premier Amour – extrait

Un homme est seul dans un endroit désert et familier.
Il se remémorre son histoire.
Il y a cette chose qui lui est arrivée. L’amour. À moins que ce ne soit l’humour. Les deux, peut-être.
Il y a surtout ce voyage dans les petites choses de la vie et cette expérience vertigineuse d’être là, tout simplement.

« Les mots ont été mes seuls amours, quelques-uns » Samuel Beckett

JACQUES OU LA SOUMMISSION D'EUGENE IONESCO

C'était du 12 au 21 janvier 2017 pour la création au Théâtre CLAVEL, 3 rue Clavel Paris 19ème. Les jeudis, vendredis et samedis à 19h30

Bientôt de nouvelles dates...

Jacques a un destin : être un bon fils. Et cela ne se refuse pas. C’est l’honneur même de la famille qui est en jeu ! Alors, quand l’heure du mariage est arrivée, rien n’est de trop pour remettre la brebis égarée sur de bons rails…

Eugène Ionesco s’empare du théâtre de Boulevard pour nous proposer une farce qui en démonte tous les mécanismes : l’intrigue est reléguée au rang des accessoires et la langue prend le pouvoir.
Parce qu’il y a cette implacable nécessité de dire pour faire illusion, chacun est entrainé au delà de toute mesure. De cette liberté nouvelle naît une réjouissance irrésistible.

“Le comique n’est bon que s’il est gros ; j’espère qu’il l’est.
Et le comique n’est comique que s’il est un peu effrayant. Le mien l’est-il ?” | EUGÈNE IONESCO

AVEC EDOUARD BIOY, SANTIAGO BORDILS, MARIA CALAMELA, MARIE-LAURE COTTARD, LUCILLA DE COLA, CATHERINE DESTRITEAUX, BERTRAND FESTAS & SERGE SCHIRO

Consulter le Dossier de présentation 

 

SAISON 2015 -2016

PLONGÉE DANS LE THÉÂTRE DU LANGAGE POÉTIQUE
La saison 2015-2016 est largement dédiée à des auteurs contemporains qui ont propulsé le théâtre dans de nouveaux espaces, dégagés du fardeau des représentations : Samuel Beckett, Eugène Ionesco et Valère Novarina.
Qu’ils œuvrent dans le presque rien ou la prolifération de la parole, en osant mettre la langue en scène comme révélateur du réel de notre condition humaine, ils proposent aux acteurs comme aux spectateurs une expérience universelle qui s’adresse à ce que nous sommes de plus singulier.

Avec ou sans les mots...

SAISON 2014 -2015

GEORG BÜCHNER À L'HONNEUR
Étoile filante de la littérature allemande qui s’éteint à l’âge de 24 ans en 1837, Georg Büchner écrira trois œuvres théâtrales, La mort de Danton, Woyzeck et Léonce et Léna et une nouvelle, Lenz. Elles font de lui l’un des plus importants auteurs du XIXème siècle et un précurseur de la littérature moderne.
Dans un registre d’une étonnante variété, ses œuvres mettent en évidence un système usé jusqu’à la corde, où l’ennui et la préservation des privilèges sont les seuls guides.
La question lancinante est posée et résonne encore aujourd’hui : jusqu’à quand ?

Ce sont deux versants de l’écriture de Georg Büchner qui sont explorés avec LENZ et LÉONCE & LÉNA

LÉONCE & LÉNA - Georg Büchner
Du 12 mars au 11 avril 2015, au Théâtre Clavel, 3 rue Clavel Paris 20ème.
Avec Santiago Bordils, Maria Calamela, Manon Chaigneau, Christophe Collin, Marie-Laure Cottard, Lucilla de Cola, Catherine Destriteaux, Agnès Gervais et Bastien Suteau.
Mise en scène Christophe Collin.
Avec la complicité de Jacques Fontaine.
Tout est parfaitement à sa place au royaume de POPO. Le roi Pierre s’apprête à célébrer les noces du prince Léonce et de la princesse Léna, scellant ainsi un paisible voisinage avec le royaume de PIPI. L’évidence de ce chemin tout tracé semble pour autant échapper à nos jeunes tourtereaux. Léonce n’a d’autre projet que de se soustraire à sa royale destinée. Léna ne peut, elle non plus, souscrire à cet arrangement pour se confier à un inconnu. Quand après de romanesques péripéties, la providence reprendra le gouvernail et remettra l’histoire dans le sens d’une royale et heureuse union, tous les ingrédients d’une comédie légère auront été réunis.
Buchner, sous les habits d’une comédie romantique, nous propose une peinture au vitriol d’une société à bout de souffle dans l’antichambre d’une hypothétique prochaine révolution…
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LENZ - Georg Büchner
Les 17, 18, 19 et 20 décembre 2014 à 20h.
Pour réserver cliquez ici
Au Petit théâtre Naldini, 55 rue Paul Vaillant Couturier - 92300 Levallois Perret.
Accès ICI. Ou métro Pont de Levallois.
Durée : 1h15.
Avec Catherine Destriteaux.
Mise en scène Christophe Collin.
À la fin du XVIIIème siècle dans le massif vosgien, un jeune homme quitte la bonne Société et part en quête de lui-même. Avec le regard de celui qui ouvre les yeux pour la première fois, cette expérience éblouissante, aux frontières de la civilisation, le mènera bien au-delà de toute imagination.
Büchner dessine, dans une langue fulgurante, faite de fragments et de touches successives, un tableau vertigineux et exaltant, une ôde à la toute puissance de la nature et, dans le même temps, une plongée dans les affres de l’être humain.

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