Jacques ou la soumission d’Eugène IONESCO

 Du 27 janvier au 31 mai 2018 à la Comédie Saint-Michel

95 Bd Saint-Michel 75005 PARIS

La samedis 20, 27 janvier, 3 et 10 février à 21h30 . Les jeudis à 19h45 du 8 février au 31 mai. Relâches les 22 février, 15 mars, 19 avril, 3 et 10 mai.

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Eugène Ionesco s’empare du théâtre de Boulevard pour nous proposer une farce qui en démonte tous les mécanismes : l’intrigue est reléguée au rang des accessoires et la langue prend le pouvoir.
Parce qu’il y a cette implacable nécessité de dire pour faire illusion, chacun est entrainé au delà de toute mesure. De cette liberté nouvelle naît une réjouissance irrésistible.

AVEC EDOUARD BIOY, SANTIAGO BORDILS, MARIA CALAMELA, MANON CHAIGNEAU, MARIE-LAURE COTTARD, LUCILLA DE COLA, CATHERINE DESTRITEAUX, BERTRAND FESTAS & SERGE SCHIRO

CREATION LUMIERE DOMINIQUE BREEMERSH

MISE EN SCENE CHRISTOPHE COLLIN

Consulter le dossier de présentation

En savoir plus : sergeschiro.lesinspirines@yahoo.com

Comme La Cantatrice chauve, Jacques ou la soumission est une sorte de parodie ou de caricature du théâtre de boulevard se décomposant et devenant fou. (...) Jacques... est d’abord un drame de famille, ou une parodie d’un drame de famille. Cela pourrait être une pièce morale. Le langage des personnages ainsi que leurs attitudes sont nobles et distingués. Seulement ce langage se disloque, se décompose. 

EUGÈNE IONESCO | À PROPOS DE JACQUES | L’EXPRESS, OCTOBRE 1955

Jacques ou la soumission est une des premières œuvres de Ionesco, au début des années 1950, et sera créée au théâtre de la Hûchette en 1955. Elle met en scène les prémices d’un improbable mariage.
Jacques, fils de Jacques Père et Jacques Mère, est condamné à rester au foyer familial jusqu’à l’heure où il sera jugé “bon à marier”. Ce moment de vérité arrivé, Jacques est sommé de ne pas résister à son destin et faire honneur à sa lignée. Ce consentement attendu devient l’opportunité d’éprouver sa singularité face à l’inconnue de sa future épouse et de trouver un sens à cette histoire qui reste à écrire.

Jacques ou la soumission interroge frontalement la question de l’ordre familial établi. Au moment du passage au stade adulte, quel tribut est à payer pour faire sa place ? Quel sens à refuser le cadre proposé ? Eugène Ionesco y répond en mettant au premier plan le caractère dérisoire du jeu de rôle familial, entre désir refoulé et impossibilité d’entrer en relation. Cautionner le système jusqu’à l’absurde, quitte à apporter ses propres enfants en offrande.

Et c’est par l’écriture que l’absurdité des situations nous saute au visage. L’ordre même de la grammaire entre en décomposition. Les mots échappent à leurs auteurs, ruent dans les brancards. Ils enfantent d’autres mots, s’autorisent toutes les audaces, les créations.

Il y a dans cette liberté l’expression de la nécessité d’une résistance qui résonne fortement, en 1950 comme aujourd’hui.

La presse en parle….


Théâtre Clavel – Paris – Janvier 2017

 

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